En d'autres termes, internet n'est pas la panacée, loin de là. Témoin, l'étude
Offre d'emploi et recrutement de la Dares, fondée sur une enquête réalisée en début 2005 – malheureusement – révèle que l'efficacité des offres d'emploi sur internet est limitée, et vient en tout cas loin derrière les annonces presse papier et les candidatures spontanées.
Cependant, le « nouveau » média s'adapte mieux au recrutement de candidats plutôt jeunes et diplômés par des entreprises de grande taille. Pour les autres chercheurs d'emploi, les auteurs attribuent leur moindre réussite sur internet à la fracture numérique.
Encore faut-il semble-t-il nuancer le propos : l'étude se fonde sur des entretiens menés il y a plus de deux ans, soit une éternité en temps internet. Depuis lors, non seulement les usages des sites d'emploi, tant par les entreprsies que par les candidats, s'est nettement accentué, mais aussi le marché de l'emploi s'est nettement amélioré, en tout cas dans certains secteurs comme l'informatique ou des métiers très spécifiques...
Une étude sur
L'usage d'internet par les demandeurs d'emploi indique par ailleurs que «
les usages d'internet influent sur la manière dont les chômeurs jugent leur adéquation au marché et leur employabilité ». Au menu : d'importantes frustrations liées à la complexité et à la dispersion des sources et informations.
Une analyse qui confirme, si besoin était, que la recherche d'emploi sur internet est un véritable job qui requiert une démarche maîtrisée et rigoureuse. Dont on trouvera les fondements dans la rubrique
Guide de Jobetic.
Reste que l'usage d'internet pour trouver un emploi ne se limite pas aux sites d'offres d'emploi. Les réseaux sociaux numériques «
peuvent apparaître comme des moyens de dépasser certaines des limites actuelles du recrutement sur internet », indique Yannick Fondeur, auteur d'une étude sur ces «
nouveaux services ». Notamment en rapprochant candidats et recruteurs les uns des autres et en réduisant le fameux « bruit » provoqué par la sur-abondance de candidatures et d'offres d'emploi non ciblées. Mais l'industrialisation de ces plates-formes rend la qualité des informations transmises éventuellement douteuses. D'autant que, comme souvent, les utilisateurs ont tendance à détourner les usages prévus… pour contourner le paiement du service désormais généralisé.
Le dernier chapitre de l'ouvrage vient donc nous remettre les pieds sur terre : le bon vieux courrier de candidature, composé des éternels CV et lettre de motivation – garde toute sa valeur, en tout cas dans certains secteurs comme la grande distribution. Leur qualité reste donc, à tort ou à raison, un des fondements d'une recherche d'emploi… réussie !
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